Le secteur non marchand ne peut être une variable d’ajustement budgétaire. Il mérite davantage de respect

En ce mois de juillet, le Gouvernement bruxellois a pris une série de décisions concernant les subsides 2026 dits facultatifs de nombreuses ASBL. Annoncées 7 mois après le début de l’année, ces décisions sont inacceptables. Elles plongent les ASBL dans une profonde incertitude, compromettant leur capacité à assurer leurs missions et à garantir un service de qualité à la population. Les dépenses déjà engagées depuis le début de l’année, ainsi que les éventuels coûts liés aux préavis, ne sont pas intégralement couverts. Cette situation engendre des conséquences financières en cascade, susceptibles de fragiliser durablement les associations, voire de conduire certaines d’entre elles à la fermeture.

Au-delà de leurs conséquences budgétaires, ces décisions soulèvent de sérieuses questions de méthode. Elles sont prises sans évaluation préalable, sans analyse d’impact et sans concertation avec les acteurs concernés. Plus préoccupant encore, certaines sont communiquées avec un retard important. Ainsi, les ASBL relevant du PGSP ont appris, par voie de presse, la suppression ou la réduction de leur subside (Le gouvernement bruxellois joue avec les nerfs des associations - Le Soir).

Le secteur non marchand ne peut être traité comme une simple variable d’ajustement budgétaire. Les ASBL jouent un rôle essentiel dans la prévention, la cohésion sociale et l’accès de toutes et tous à des services fondamentaux. Par conséquent, BRUXEO rappelle aux décideurs politiques l’importance d’investir dans le non-marchand pour soutenir durablement les missions d’intérêt général. BRUXEO appelle également le Gouvernement à faire preuve de davantage de transparence, de respect et de responsabilité dans ses décisions, en s’appuyant systématiquement sur des analyses d’impact et une véritable concertation avec les acteurs concernés.