Nouveau gouvernement bruxellois : la lumière au bout du tunnel ?

613 jours sans gouvernement bruxellois, c'est un triste record, aux conséquences dramatiques : diminution d’emplois, licenciements, fermetures de services... Et cela dans des secteurs essentiels, au détriment de la population bruxelloise. Mais les économies ne peuvent plus se faire sur le dos des associations !
Le nouveau gouvernement doit agir en faveur de l’intérêt général et remettre le secteur non marchand au cœur des priorités politiques, afin de garantir les droits fondamentaux et le bien-être des Bruxellois·es. Concrètement, cela passe par :
- La mise en place de nouvelles mesures et une norme de croissance à la hauteur de l’évolution des besoins (handicap, soins palliatifs) et des crises aiguës que nous traversons (santé mentale, toxicomanie, sans-abrisme, réforme du chômage).
- La transformations des subsides dits « facultatifs » en financements, structurels et indexés, et la pérennisation des emplois ACS, indispensables à la stabilité et à l’efficacité des services rendus à la population.
- La lutte contre les pénuries de main-d’œuvre (infirmiers, assistants sociaux, éducateurs, etc.) via le renforcement de l’attractivité des métiers, pour conserver les équipes et attirer de nouveaux talents.
- L'accélération de la simplification administrative et le développement des projets de mutualisation de ressources et d’expertises, essentiels pour soutenir efficacement les ASBL.
- La prise en compte des leçons de cette crise institutionnelle et l'établissement d'un cadre clair pour qu’une situation de blocage de 613 jours en affaires courantes ne puisse plus jamais se reproduire.